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vendredi 4 septembre 2009

Un espoir supplémentaire

Une jeune femme de 22 ans, immunodéprimée à la suite d'une chimiothérapie, a survécu à la grippe H1N1 après avoir reçu par voie intraveineuse un traitement de zanamivir (Relenza), antiviral autorisé seulement en inhalation orale. La jeune femme qui avait été traitée par chimiothérapie pour la maladie de Hodgkin, une forme de cancer, a été admise le 8 juillet dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital, porteuse du nouveau virus H1N1.
Souffrant d'insuffisance respiratoire croissante et avec du liquide dans les poumons, elle ne répondait ni à l'antiviral Tamiflu (oseltamivir), ni aux antimicrobiens à large spectre.

Son état se détériorant progressivement, elle a été placée sous ventilation artificielle trois jours après son admission. Le Tamiflu a été remplacé par le Relenza en inhalation, puis la dose de médicament augmentée, sans amélioration.

Au 16e jour, alors qu'elle était dans un état critique, les médecins ont décidé de commencer un traitement non-autorisé de Relenza par voie intraveineuse, fourni par le laboratoire GlaxoSmithKline, avec l'accord de l'hôpital et de ses proches. Ils ont aussi démarré un traitement par corticoïdes (méthylprednisolone) pour traiter l'inflammation des poumons.

L'état de la patiente s'est amélioré en 48 heures, avec une baisse de la charge virale. Elle a pu être extubée et s'est remise sans effets secondaires, selon les médecins.

"Même s'il s'agit d'un cas unique et si le lien de cause à effet ne peut pas être confirmé, l'amélioration de l'état clinique qui a suivi l'administration intraveineuse de Relenza incite à des investigations plus poussées, à la fois sur l'administration intraveineuse de Relenza seule et en association avec de fortes doses de méthylprednisolone", concluent les médecins.

La grippe H1N1 a tué au moins 2.837 personnes depuis l'apparition du nouveau virus en mars-avril dernier, a annoncé vendredi L'Organisation mondiale de la santé (OMS). La progression du nombre de décès est due à l'augmentation du nombre de personnes qui contractent le virus, et non à une mutation de celui-ci vers une forme plus virulente.

L'OMS a eu connaissance de 254.206 cas avérés par des analyses en laboratoire, mais ce chiffre est bien en deçà de la réalité puisque les pays les plus affectés ne procèdent plus à des analyses systématiques.

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