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mardi 10 novembre 2009

Un mensonge de plus ?

Le Secrétaire d'Etat au logement a présenté mardi des mesures pour une meilleure prise en charge des sans-abri ou mal logés. Un énième plan de secours pour ses oubliés de la société.

Benoist Apparu a exposé 20 mesures au Palais de la Femme, foyer d'hébergement de l'Armée du Salut dans le XIe arrondissement de Paris mais les associations ont noté l'absence des autres ministères concernés (Santé, Justice, Intérieur) par ce "chantier national prioritaire" qui nécessite selon elles "une volonté politique interministérielle".

Les deux principes guidant le plan de M. Apparu sont de créer un "service public de l'hébergement et de l'accès au logement", une idée proposée il y a un an par Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives, et de donner "la priorité absolue à l'accès au logement".

Ainsi, pour la question des SDF, un "service intégré de l'accueil et de l'orientation" devra être mis en place d'ici au 1er avril 2010, sous la responsabilité des préfets.

Sur le terrain, il s'agit de rationaliser les maraudes en attribuant des secteurs aux associations, de mettre en place pour chaque sans-abri un "référent personnel" qui pourrait être un travailleur social associatif, de désigner des coordonnateurs pour gérer l'offre et la demande d'hébergement et enfin de créer un outil informatique ad hoc.

Une enveloppe de six millions d'euros est dévolue "dès à présent" à ce dispositif.
De plus, quelque 2.000 jeunes en service civique, donc des bénévoles, qui doit être mis en œuvre à partir de 2010, devraient être affectés aux missions de "premier accueil et d'urgence".
Une idée qui a fait bondir les associations: "l'accueil d'urgence nécessite justement des professionnels!", s'est exclamé Hervé de Ruggiero, directeur général de la Fnars (fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale).











Pour Paris et la petite couronne, cette coordination et l'accès à la "totalité des places d'urgence" par le 115 (samu social, qui gère actuellement 30% des places) seront effectives dès le 1er décembre, a promis M. Apparu, précisant que l'Ile-de-France concentre "grosso modo 50% des difficultés".

"La faiblesse considérable de ce plan est que dans une crise du logement sans précédent, on a justement rien sur le logement", a souligné Christophe Robert de la Fondation Abbé Pierre.

"Chaque jour, de nouvelles personnes viennent grossir les rangs des demandeurs d'hébergement ou de logement social". Pour Didier Cusserne d'Emmaüs, "on modifie l'agencement des tuyaux d'une usine à gaz mais sans forcément modifier la taille des tuyaux".

Toujours des promesses de faîtes envers ces pauvres ères que tout le monde défend, mais qu’on préfère les voir dans une autre ville. Devant les centaines de logements vides, des personnes vivent encore dans la rue, dans un pays comme le notre, il s’agit d’une véritable honte qui entache le visage de la France.

Les logements promis, jamais donnés, des mesures d’aides, jamais données et maintenant des « référents » qui ne serviront à rien comme ceux de Pôle emploi d’ailleurs.

De l’argent de gâché. Ce que réclament ces personnes, un logement digne qui leur redonnera le gout de vivre et leur permettre d’exister un peu mieux décemment.

On trouve des centaines millions d’Euros pour des pays étrangers, mais lorsqu’on parle d’aider des malheureux en France, bizarrement, plus rien … Si des bénévoles et six millions d’Euros … Une goutte d'eau dans la mer.

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