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jeudi 7 octobre 2010

On en parlera encore longtemps.

Le 14 septembre dernier, le Parlement français adoptait définitivement la loi interdisant le port du voile intégral dans tout l'espace public. Une loi jugée par l'Assemblée générale du Conseil de l'Europe et Amnesty International comme attentatoire à la liberté de religion des femmes.


Les présidents de l'Assemblée, Bernard Accoyer, et du Sénat, Gérard Larcher, avaient aussitôt après le vote, saisi le Conseil constitutionnel afin que la confirmation de cette loi à la Constitution "ne puisse être affectée d'aucune incertitude". Selon plusieurs sources parlementaires, les neuf Sages devraient se prononcer ce jeudi.

Cette loi, présentée par la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, prévoit l'interdiction du port du voile intégral dans tout l'espace public avec, à la clé, une amende de 150 euros en cas d'infraction accompagnée ou non d'un stage de citoyenneté en cas de refus persistant. En outre, toute personne obligeant une femme à porter le voile intégral - niqab ou burqa - sera passible d'une peine d'un an d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.

Ces sanctions n'entreront en vigueur que six mois après la promulgation de la loi, le temps de mener une "démarche de dialogue et de persuasion auprès des femmes portant volontairement le voile intégral", précise le texte.

Selon le ministère de l'Intérieur, environ 2.000 femmes portent le voile intégral en France, qui est devenue le premier pays en Europe à prendre ce genre d'interdiction, la dissolution du Parlement belge empêchant le vote définitif d'une loi similaire en Belgique.

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, tout comme Amnesty International, critiquent cette interdiction générale du port du voile intégral, l'ONG estimant que l'interdiction de dissimuler son visage "viole les droits à la liberté d'expression et de religion des femmes".

Cette loi, même « applicable », ne sera sans doute pas appliquée, comme beaucoup d’autres.

Il ne faudrait surtout pas choquer des futurs électeurs.

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